Editorial FAG 2016/4

Bonjour à toutes et à tous,

Début novembre est la période durant laquelle nos pensées s’adressent plus particulièrement à nos défunts et tous ceux qui nous ont quittés. Et cela ne date pas d’hier ! Nos ancêtres, bien avant le christianisme, fêtaient la fin de la saison claire et l’arrivée de la saison sombre : les celtes et les gaulois nommaient par exemple cette fête le Samain.
C’était certes un moment de réjouissances entre les vivants, mais aussi le temps d’honorer la mémoire des morts. Cela donnait l’occasion de se retrouver en famille, dont les membres venaient parfois d’assez loin, avant que la froidure de l’hiver ne rende difficile tout déplacement.

Depuis quelques siècles déjà, le décès de nos ancêtres fait l’objet d’actes écrits et dont les registres paroissiaux et d’Etat Civil gardent la mémoire. Les actes de sépulture, il faut l’avouer, étaient très souvent trop concis : la date, parfois même seulement le mois, le prénom, le nom, parfois l’âge… Les sépultures les plus anciennes que nous retrouvons dans les registres paroissiaux du début du XVIème siècle par exemple ne nous donnent que peu de détails, nous menant même à douter parfois s’il s’agit bien de notre ancêtre ou simplement d’un homonyme !
Pour les dames, qui au début du seizième siècle étaient souvent qualifiées de « fille de », « épouse de » ou « veuve de », ce n’était pas plus facile d’avoir des certitudes… Les détails sont venus progressivement, soit du fait de certains prêtres plus loquaces, soit du fait de règlements édictés par les autorités, tant religieuses que civiles, comme lors de la Révolution Française par exemple. Nous apprenons ainsi parfois la cause du décès, la profession du défunt…

Ce ne sont pas les seuls actes dressés post mortem, je ne reviendrai pas sur les Etats de biens ou encore les Maisons Mortuaires, mais les informations mentionnées dans ces actes sont souvent très intéressantes pour en savoir davantage sur la vie de nos anciens. C’est vrai, les actes de baptêmes ou de mariage nous renseignent surtout sur les parents et les parrains-marraines. Les actes établis suite aux décès sont souvent plus parlants ! Où habitaient-ils ? Chez qui et avec qui ? Nous apprenons également ce qu’ils possédaient et à qui ils souhaitaient les léguer.

Au-delà de ces considérations généalogiques, n’oublions donc pas que nos ancêtres savaient prendre le temps de penser à leurs anciens et à faire la fête. C’est certainement pour ces deux raisons que ces traditions de recueillement et de fêtes ont traversé les âges, quels que soient les noms qu’on leur a donnés.

Bonnes fêtes de fin d’année !

Philippe WILST, président du CRGFA

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